La méditation au quotidien, de plus en plus de sages mais aussi de médecins nous en parlent. La méditation est sortie du cadre spirituel, puis médical pour diffuser dans notre vie de tous les jours. Les médias relaient ses bienfaits, dans les magazines, à la radio, à la TV, sur les réseaux sociaux. On en culpabiliserait presque de ne pas arriver à pratiquer quotidiennement. Mais est-ce une pratique finalement? Doit-on s’asseoir comme une montagne, immobile et calme des minutes ou des heures pour pouvoir prétendre affirmer “Je médite”? Au risque de voir arriver en masse les bonnes raisons de ne pas le faire: “Je n’ai pas le temps, je travaille! Je me lève tous les matins à 5h30 pour préparer le repas des enfants, me préparer pour être dans mon train à 7h…” ou “Je ne suis pas assez disponible pour çà, à peine je m’assois, j’ai des milliers de choses à faire qui me sautent à la tête et ça me frustre encore plus!”, ou bien encore ” Je n’ai pas d’endroit calme chez moi pour méditer, il y a toujours quelqu’un entre dans la pièce pour me demander quelque chose, même le chat miaule à la porte! “. Au risque de voir débarquer la frustration, la culpabilité et autres sentiments peu aidants qui donneraient presque à la méditation un rôle de devoir-à-faire-à-la-maison-pour-être-un-bon-élève, avec toute sa batterie de sanctions auto-infligées sans modération “J’y arrive pas, je suis nul(le)”, “je dois mal m’organiser”, “je serai jamais zen”…

Voir la méditation comme une obligation condamne à voir apparaître les contraintes – bien normales- qui vont avec. Méditer n’est pas une obligation. Méditer n’est pas nécessaire, ni même utile. Il n’y a pas à rechercher l’intérêt qu’on a à méditer. Il y a à le vivre, tout simplement. Méditer est un état-d’esprit. Un art de vivre.

Méditer c’est considérer chaque instant présent comme le seul à vivre. Croquer une pomme en conscience, c’est méditer. Marcher dans la campagne en conscience, c’est méditer. Déployer toute son attention sur un morceau de musique, c’est méditer.
S’asseoir permet de s’installer dans une bulle où toute l’attention peut être orientée vers un objet matériel (flamme d’une bougie, image) , sensoriel (son, respiration), intellectuel (que signifie réussir, comment imaginer mon projet à venir..) ou spirituel (qu’est-ce que l’Amour, quelle est la part de divin en moi..). Dans une bulle de calme et de détente corporelle qui permet de laisser le mental se mettre à son service. Chaque fois que l’esprit divague, que les pensées se mettent à chevaucher sauvagement, revenir à l’observation de la respiration permet de calmer le mental, les tensions se dissolvent. Ne pas vouloir à tout prix, laisser le calme s’installer, laisser l’espace entre les pensées se dilater, voir avec émerveillement la lumière diffuser dans cet espace et éclairer les idées. Remettre le corps et l’esprit en cohérence, le corps “sait”, parfois mieux que la tête, avant la tête, ce qui est bon pour soi. Il “sait” les besoins à exprimer (se reposer, lâcher prise, discuter, négocier..).

Ce que j’ai voulu proposer avec un atelier que j’anime avec une amie et consoeur 2 matinées par mois à Vigoulet-Auzil (31), c’est expérimenter en douceur les différentes façons de méditer en conscience. Chaque atelier est animé sur une base différente, avec un objet de méditation différent. Il n’y a pas de progression, ni de but. Il n’y a que l’expérience et ce qu’elle procure en soi.
Les ateliers sont ouverts à tous sur inscription. Dimanche (10h-11h30) deux fois par mois. Contactez moi via le formulaire pour connaître la date du prochain.

Très belle journée à vivre en conscience!

 

zen